HALSNOY TRILOGY
Ce travail photographique est né lors d’une résidence à Halsnoy, une île en Norvège, septembre 2019.

Devant des paysages éclairés par un ciel changeant, la nature m’attrape dans des forêts qui s’ouvrent comme des fenêtres vers la mer.
Ce n’est pas la mer qui scintille dans la lumière du soleil , c’est plutôt une étendue dans le brouillard qui cache tous ses îlots comme des fantômes.
Je vagabonde à longueur de journée, je contemple la nature, je la vis, je capture des émotions fugaces.
Je choisis les arbres comme protagonistes et comme compagnons principaux.
Je suis entre le souffle de la forêt dense et humide et le chuchotement des vagues qui s’écrasent doucement sur des plages de rochers.


PORTRAITS DE BRANCHES
Je photographie des branches comme des êtres admirables. Je les regarde et chaque posture fait apparaître une autre personnalité.


PAYSAGES INVENTÉS
C’est un amalgame interactif entre la photo et le land art.
Je photographie des marines après y avoir intégré des branches et des troncs d’arbres que je trouve sur les plages.
Remettre à la verticale des troncs d’arbres que l’eau a polis à sa façon fait dessiner une réalité inventée. En premier plan se retrouvent des arbres découronnés dans des paysages solitaires, silencieux. Ces sont des images fugaces, avant que l’eau ne les emporte.
Les images perdent leur sens premier et fournissent la matière première d’une toute nouvelle image, un nouveau paysage créé par les arbres que j’insère en réalité.


FÔRETS DESSINÉES
Je photographie la forêt pour la réinventer à posteriori par le dessin.
En tournant le dos à la mer le regard trouve une forêt tumultueuse dont je dessine les contours infinis.
Quelques traits de fusain tracés dans la continuité de la photo lui confère l’aspect d’un dessin. Je n’interviens que sur le bord, au coeur reste la photo. Je joue avec la confusion des deux mediums. Le dessin amène le spectateur en dehors du cadre photographique mais à l’intérieur d’une forêt plus dense, plus chaotique, plus noire qui s’ouvre et retrouve la lumière dans le blanc du papier.
J’aime l’idée de surprendre le réel par la photo, le continuer par le dessin et l’amener vers des forets inventées.